top of page

ACTUALITÉS

Cervicalgie, torticolis et névralgie cervico-brachiale : comprendre et soulager les douleurs cervicales

bratheau-osteo-colmar
il y a 17 heures
5 min de lecture

Douleur dans la nuque, difficulté à tourner la tête, tensions musculaires ou douleur qui descend jusque dans le bras ? Les douleurs cervicales sont fréquentes et peuvent prendre différentes formes.


Si elles sont souvent bénignes et évoluent favorablement, elles peuvent aussi devenir particulièrement gênantes au quotidien : travailler devant un ordinateur, conduire, dormir ou simplement tourner la tête peut devenir difficile.

Mais toutes les douleurs du cou ne se ressemblent pas.

Comment différencier une cervicalgie, un torticolis et une névralgie cervico-brachiale ? Et surtout, que peut-on faire pour aller mieux ?


1. La cervicalgie : quand le cou devient douloureux


La cervicalgie désigne tout simplement une douleur localisée au niveau du rachis cervical, c’est-à-dire la région du cou.

Elle peut se manifester par :

● Une douleur dans la nuque, parfois jusqu’aux épaules.

● Une sensation de raideur ou de tension musculaire.

● Une difficulté à tourner ou incliner la tête.

● Des douleurs pouvant s’accompagner de certains maux de tête.


Pourquoi a-t-on mal au cou ?

Contrairement à certaines idées reçues, les cervicalgies ne sont pas systématiquement liées à une mauvaise posture ou à une vertèbre « déplacée ».

Elles résultent souvent d’une combinaison de facteurs : sollicitations musculaires, manque de variation des mouvements, stress, sommeil perturbé, activité physique ou sensibilité accrue du système nerveux.

Une douleur cervicale ne signifie donc pas nécessairement qu’une structure est abîmée.


2. Le torticolis : une douleur soudaine et impressionnante


Vous vous réveillez un matin avec le cou bloqué, la tête légèrement inclinée et l’impossibilité de regarder sur le côté ?

Il peut s’agir d’un torticolis.

Le torticolis aigu est généralement caractérisé par une douleur cervicale associée à une importante limitation des mouvements, parfois accompagnée d’une contraction musculaire protectrice.

Il peut apparaître au réveil ou à la suite d’un mouvement banal, sans cause clairement identifiable.


Faut-il immobiliser son cou ?

Pas nécessairement !

Même si la douleur peut être intense, il est généralement préférable de conserver des mouvements doux et progressifs, dans la limite de ce qui est tolérable.

L’immobilisation prolongée et la peur de bouger peuvent entretenir les limitations fonctionnelles.

Dans la majorité des torticolis aigus non compliqués, une amélioration survient progressivement en quelques jours.


3. La névralgie cervico-brachiale : quand la douleur descend dans le bras


La névralgie cervico-brachiale (NCB) correspond à une douleur qui part de la région cervicale et irradie vers l’épaule, le bras, parfois jusqu’à la main.

Elle est souvent liée à l’irritation ou à la compression d’une racine nerveuse cervicale.


Les symptômes peuvent comprendre :

● Une douleur irradiant dans le bras.

● Des fourmillements ou des sensations de décharge électrique.

● Un engourdissement dans certaines zones du membre supérieur.

● Parfois, une diminution de la force musculaire.


Une hernie discale cervicale ou des modifications dégénératives peuvent être impliquées, mais la présence d’anomalies à l’imagerie n’explique pas toujours les symptômes.


Attention : toute douleur qui descend dans le bras n’est pas forcément une névralgie cervico-brachiale. Un examen clinique permet d’orienter le diagnostic et d’identifier les situations nécessitant un avis médical.

Une faiblesse musculaire nouvelle ou qui progresse doit notamment conduire à une évaluation médicale rapide.


4. Faut-il faire une radio ou une IRM ?


Pas systématiquement.


Pour une cervicalgie récente, sans traumatisme ni signe d’alerte, l’imagerie n’est généralement pas nécessaire d’emblée.

L’examen clinique, l’histoire de la douleur et la recherche de signes neurologiques permettent d’orienter la prise en charge.

En revanche, une imagerie peut être indiquée en présence de symptômes neurologiques, d’une suspicion de pathologie particulière ou d’une évolution défavorable.

La décision se prend avec un médecin selon le contexte clinique.


5. Comment soulager les douleurs cervicales ?


Plusieurs stratégies peuvent être utiles :

Continuer à bouger. Des mouvements progressifs du cou et une reprise adaptée des activités permettent souvent de retrouver confiance et mobilité.


Pratiquer une activité physique régulière. Le renforcement musculaire, les exercices de mobilité et l’activité physique générale participent à une meilleure tolérance aux contraintes du quotidien.


Adapter temporairement les sollicitations. Il ne s’agit pas de rechercher une posture parfaite, mais de varier les positions et d’ajuster les activités selon les symptômes.

Prendre en compte le sommeil et le stress. Ces facteurs peuvent influencer l’intensité de la douleur et sa persistance.

Bénéficier d’un accompagnement adapté. Selon la situation, un professionnel de santé peut proposer des conseils, des exercices et des traitements complémentaires.


6. Quelle place pour l’ostéopathie ?


Dans mon cabinet d’ostéopathie à Colmar, je privilégie une approche individualisée, fondée sur les connaissances scientifiques actuelles et sur une compréhension globale de la douleur.


Une consultation commence par un échange et un examen clinique visant à comprendre vos symptômes, leur évolution et leur retentissement sur votre quotidien.


Selon la situation, la prise en charge peut associer :

● Des techniques manuelles douces, notamment musculaires, pour contribuer au soulagement.

● Un travail de mobilité cervicale adapté.

● Des explications pour mieux comprendre la douleur et limiter les appréhensions liées au mouvement.

● Des exercices simples à poursuivre à domicile.

● Des conseils pour reprendre progressivement les activités habituelles.


Et faut-il obligatoirement faire craquer les cervicales ?


Non !


Les manipulations cervicales avec craquement ne sont pas indispensables pour accompagner une cervicalgie. Je privilégie personnellement des techniques sans manipulation cervicale à haute vélocité.


Les techniques manuelles peuvent apporter un soulagement, notamment à court terme, mais elles ne remplacent pas une prise en charge active reposant sur le mouvement, les exercices et l’autonomie du patient.


En cas de suspicion de névralgie cervico-brachiale, une attention particulière est portée à l’examen neurologique et à l’orientation médicale lorsque celle-ci est nécessaire.


7. Quand faut-il consulter rapidement ?


Certaines situations nécessitent un avis médical urgent, notamment :

● Une douleur cervicale après un traumatisme important.

● Une faiblesse nouvelle ou progressive d’un bras ou d’une main.

● Des troubles de la marche, de l’équilibre ou de la coordination.

● Une douleur cervicale accompagnée de fièvre, de maux de tête intenses ou d’une raideur inhabituelle.

● Une douleur brutale et inhabituelle associée à des vertiges importants, une vision double, des troubles de la parole ou d’autres signes neurologiques.

Ces signes ne doivent pas être attribués automatiquement à une simple contracture musculaire.


En conclusion


Cervicalgie, torticolis et névralgie cervico-brachiale peuvent provoquer des douleurs parfois impressionnantes, mais leurs mécanismes et leur prise en charge ne sont pas identiques.


Dans de nombreuses situations, le mouvement progressif, une activité physique adaptée et une meilleure compréhension de la douleur constituent des éléments essentiels de l’amélioration.


L’objectif n’est pas simplement de soulager temporairement les symptômes, mais aussi de retrouver de la mobilité, de la confiance et de l’autonomie.


Vous souffrez de douleurs cervicales ?


Je vous accueille dans mon cabinet d’ostéopathie à Colmar pour une évaluation individualisée et une prise en charge adaptée à votre situation, dans le respect des indications et des limites de l’ostéopathie.



Aurélien Bratheau – Ostéopathe à Colmar

2 rue de Mulhouse, Colmar


Commentaires


LE CABINET

2 rue de Mulhouse

68000 Colmar

MES HORAIRES

Du lundi au vendredi

8h00 - 20h00

Le samedi

8h00 - 14h00

ME CONTACTER

© 2019 par Aurélien Bratheau Ostéopathe. Créé par C&R

  • facebook  bratheau osteopathe colmar
  • Google+ bratheau osteopathe colmar
bottom of page